Les émigrés russes et l’Épuration en France, 1944-1948
L’article examine l’impact de l’Épuration sur l’émigration russe en France, sujet longtemps resté inexploré du fait de l’état embryonnaire des études sur l’épuration politique des étrangers et à cause du tabou qui avait frappé la thématique des attitudes et agissements collaborationnistes d’émigrés...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/chreecc, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Cahiers d’histoire russe, est-européenne, caucasienne et centrasiatique
2025
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | L’article examine l’impact de l’Épuration sur l’émigration russe en France, sujet longtemps resté inexploré du fait de l’état embryonnaire des études sur l’épuration politique des étrangers et à cause du tabou qui avait frappé la thématique des attitudes et agissements collaborationnistes d’émigrés russes sous l’Occupation et de leurs retombées politiques en France libérée dans l’historiographie et la littérature mémorielle de la diaspora. L’étude se borne au département de la Seine, où se trouvait plus de la moitié des émigrés russes de France. Elle retrace deux processus parallèles : l’Épuration judiciaire portée par les instances françaises et la sanction communautaire appliquée à l’intérieur-même de la diaspora. L’auteur soutient que les frustrations de tous bords vis-à-vis de l’Épuration, que celle-ci ait été appliquée par les instances françaises ou par les partisans russophones de la sanction communautaire, approfondirent les antagonismes nés sous l’Occupation au sein de la « Russie en exil ». Au lieu de jeter les bases d’une reconstruction communautaire, l’Épuration entérina les fractures ethniques et idéologiques de la diaspora, contribuant ainsi à sa rapide désintégration en tant que communauté culturelle au lendemain de la guerre. |
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