«Туда, где гром войны гремит …» : состав и эволюция высшего командования российской армии и флота 1725-1762 гг.

Basé sur un large massif de données collectées dans des dizaines de fonds des archives du RGADA et du RGVIA, l’article reconstitue, pour la première fois dans la littérature, la composition du haut commandement de l’armée et de la marine russes pour la période 1725-1762 (les grades classés de 1 à 5...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/chreecc,
Prif Awdur: Chernikov, Sergey Vasil’evich
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Russe
Cyhoeddwyd: Cahiers d’histoire russe, est-européenne, caucasienne et centrasiatique 2025
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Basé sur un large massif de données collectées dans des dizaines de fonds des archives du RGADA et du RGVIA, l’article reconstitue, pour la première fois dans la littérature, la composition du haut commandement de l’armée et de la marine russes pour la période 1725-1762 (les grades classés de 1 à 5 de la Table des rangs, soit 1 159 personnes). L’analyse de son évolution, générale et par branches de service, se base sur des indicateurs numériques, l’âge, l’origine sociale, le lieu de naissance et la religion. Il en ressort qu’au cours de la période étudiée, 570 personnes ont servi dans l’armée de terre (armée de campagne, gardes, corps d’artillerie et de génie, milice de terre, structures administratives, garnison et autres unités), soit environ la moitié de l’élite dirigeante (49 % des 1 159 personnes) ; 100 personnes (moins de 9 %) ont servi dans la marine et le nombre de généraux d’armée est passé de 63 à 225 (soit une augmentation annuelle de 3,6 %). L’auteur montre la baisse régulière de la dépendance de l’armée de terre et de la marine vis-à-vis du personnel étranger, y compris sous le règne d’Anna Ioannovna, contredisant ainsi la réputation « pro-allemande » attachée à ce règne. En revanche, dans les domaines techniquement plus complexes, comme l’artillerie et la fortification, les commandants étrangers ont continué à prédominer.