Les figures invisibles d’un pouvoir omniprésent
El Colectivo, premier roman de l’argentine Eugenia Almeida, plonge le lecteur au cœur d’un village perdu de l’Argentine, en 1977. Lorsqu’un hameau sans histoire est finalement atteint par l’onde de choc du pouvoir dictatorial, ses habitants ne sont pas sûrs de vouloir en accepter la réalité. Car la...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/cher, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
reCHERches
2022
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | El Colectivo, premier roman de l’argentine Eugenia Almeida, plonge le lecteur au cœur d’un village perdu de l’Argentine, en 1977. Lorsqu’un hameau sans histoire est finalement atteint par l’onde de choc du pouvoir dictatorial, ses habitants ne sont pas sûrs de vouloir en accepter la réalité. Car la traque par l’armée de deux “subversifs” de passage dans ce village n’est effectivement qu’à peine visible. Si le pouvoir militaire peut être appréhendé à travers de légers changements dans le quotidien de ce microcosme social, ses représentants en sont pourtant absents. C’est l’atmosphère étouffante et inhabituelle qui vient figurer le pouvoir. De banales discussions de comptoir émergent des points de vue révélateurs : l’attachement à des valeurs d’ordre supposé immuable, la réticence aux changements, le poids d’une morale hypocrite, sont autant de signes de ce qu’une partie de la société se fait le relais inquiétant du pouvoir autoritaire. |
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