Discurso ajeno y propio: función de las citas en las columnas periodísticas de Francisco Umbral

La citation littéraire, assez courante dans ces deux discours de persuasion que sont les chroniques d’humeur ou les conférences culturelles, est une revendication claire dans l’énonciation. L’autorité reconnue de la personne citée fait qu’on ne peut pas discuter ce qu’elle dit tandis que ce que peut...

全面介紹

Enregistré dans:
書目詳細資料
發表在:URI:https://journals.openedition.org/cher,
主要作者: Castellani, Jean-Pierre
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Espagnol
出版: reCHERches 2021
主題:
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
實物特徵
總結:La citation littéraire, assez courante dans ces deux discours de persuasion que sont les chroniques d’humeur ou les conférences culturelles, est une revendication claire dans l’énonciation. L’autorité reconnue de la personne citée fait qu’on ne peut pas discuter ce qu’elle dit tandis que ce que peut dire le chroniqueur est discutable. On retrouve ainsi le sens juridique du mot : citer quelqu’un devant un tribunal revient à solliciter son témoignage pour renforcer le sien. Il nous semble intéressant, dans ce travail collectif sur la problématique de Empreintes/emprunts, de poser le cas de Francisco Umbral, un des plus grands chroniqueurs de la presse espagnole contemporaine en mesurant ce dédoublement permanent entre ses propres réflexions et l’illustration de ce qu’il affirme par l’usage systématique de la citation tirée d’un texte d’une personnalité de l’actualité politique, littéraire ou artistique ou d’un écrivain reconnu. Outre son habituelle fonction d’ornement du discours, la citation participe de l’amplification rhétorique du raisonnement. La présenter comme un souvenir personnel (une lecture récente, un dialogue ou un élément de sa bibliothèque) donne au rédacteur de la chronique la possibilité d’entrer dans son texte, non de façon vaniteuse, en faisant montre et étalage de sa culture et de son érudition, mais de manière plus individualisée. La citation littéraire, assez courante dans ces deux discours de persuasion que sont les chroniques d’humeur ou les conférences culturelles, est une revendication claire dans l’énonciation. L’autorité reconnue de la personne citée fait qu’on ne peut pas discuter ce qu’elle dit tandis que ce que peut dire le chroniqueur est discutable. On retrouve ainsi le sens juridique du mot : citer quelqu’un devant un tribunal revient à solliciter son témoignage pour renforcer le sien. Il nous semble intéressant, dans ce travail collectif sur la problématique de Empreintes /emprunts, de poser le cas de Francisco Umbral, un des plus grands chroniqueurs de la presse espagnole contemporaine en mesurant ce dédoublement permanent entre ses propres réflexions et l’illustration de ce qu’il affirme par l’usage systématique de la citation tirée d’un texte d’une personnalité de l’actualité politique, littéraire ou artistique ou d’un écrivain reconnu. Outre son habituelle fonction d’ornement du discours, la citation participe de l’amplification rhétorique du raisonnement. La présenter comme un souvenir personnel (une lecture récente, un dialogue ou un élément de sa bibliothèque) donne au rédacteur de la chronique la possibilité d’entrer dans son texte, non de façon vaniteuse, en faisant montre et étalage de sa culture et de son érudition, mais de manière plus individualisée.