Gianni Celati e Giorgio Morandi

Notre intervention porte sur le tournant visuel dans l’œuvre de Gianni Celati à partir de la moitié des années 1980. Celati décrit ce tournant en utilisant un vocabulaire spécifique (seuil, ligne, horizon…) qui renvoie à une tradition située dans l’histoire artistique italienne. Cette tradition va j...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/cher,
Egile nagusia: Bazzocchi, Marco Antonio
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Italien
Argitaratua: reCHERches 2021
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Notre intervention porte sur le tournant visuel dans l’œuvre de Gianni Celati à partir de la moitié des années 1980. Celati décrit ce tournant en utilisant un vocabulaire spécifique (seuil, ligne, horizon…) qui renvoie à une tradition située dans l’histoire artistique italienne. Cette tradition va jusqu’à la peinture de Giorgio Morandi, mais trouve son origine dans la perspective métaphysique que l’on rencontre dans l’analyse de la peinture de Piero della Francesca menée par Roberto Longhi. Dans cette étude, l’historien de l’art examine en effet le rapport entre la ligne et la couleur et les effets de perception produits. Or, sur cette voie, la photographie de Luigi Ghirri représente l’aboutissement d’une longue tradition visuelle comprenant aussi la pensée de Leopardi sur l’imagination, explicitement mentionnée par Celati dans le journal Verso la foce. Le tournant visuel chez Celati s’avère ainsi une archéologie du regard occidental, de ses conditions, de ses effets, de ses modalités d’ouverture au monde.