Le compte à rebours nihiliste de Miss Mártir par Álvaro Ahunchaín : À quoi (bon) s’accrocher ?
En 1989, l’Uruguayen Álvaro Ahunchaín va bouleverser les mises en scène traditionnelles de l’époque avec sa pièce Miss Mártir en jouant avec l’espace physique de la scène où jouent les acteurs. En effet, au fur et à mesure que la pièce avance, la scène va s’incliner de plus en plus, jetant un à un t...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/cher, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
reCHERches
2021
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | En 1989, l’Uruguayen Álvaro Ahunchaín va bouleverser les mises en scène traditionnelles de l’époque avec sa pièce Miss Mártir en jouant avec l’espace physique de la scène où jouent les acteurs. En effet, au fur et à mesure que la pièce avance, la scène va s’incliner de plus en plus, jetant un à un tous les acteurs dans la fosse installée juste devant, jusqu’à arriver à une position verticale dans laquelle tout espoir de ne pas tomber disparaît. Dans cette pièce qui annonce l’arrivée des idées postmodernes sur la scène uruguayenne, le compte à rebours est matérialisé devant les spectateurs par cette machinerie infernale qui symbolise le caractère provisoire de toute chose condamnée à tomber dans l’oubli et le néant. Dans un monde privé de croyances et d’idéologie, les acteurs sur scène ne peuvent plus se raccrocher à quoi que ce soit et se contentent de lutter en vain contre ce compte à rebours implacable en essayant de donner sens à leurs actions dans l’attente de l’inévitable. Cependant, le théâtre même semble ne pas pouvoir les sauver de cette vacuité existentielle. |
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