Los muertos (1947) de José Luis Hidalgo et la crise de la poésie dans la première posguerra espagnole : le « double-entendre » d’une poésie existentielle pour dire l’angoisse d’une époque et d’un pays

J’aimerais montrer comment la poésie de José Luis Hidalgo (1919-1947), poète, mais aussi peintre, qui fit un passage éclair dans le paysage espagnol de la posguerra, mais en le marquant profondément (Raíz, 1944, Los muertos, 1947), s’inscrit dans la problématique de la crise poétique espagnole de l’...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/cher,
Tác giả chính: Le Vagueresse, Emmanuel
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: reCHERches 2021
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Tóm tắt:J’aimerais montrer comment la poésie de José Luis Hidalgo (1919-1947), poète, mais aussi peintre, qui fit un passage éclair dans le paysage espagnol de la posguerra, mais en le marquant profondément (Raíz, 1944, Los muertos, 1947), s’inscrit dans la problématique de la crise poétique espagnole de l’après-guerre civile et mondiale, à une époque où les écrivains ne peuvent plus écrire comme « avant », i.e. à l’époque – certes, idéalisée – des années d’avant-guerre. La poétique de José Luis Hidalgo (très peu étudiée encore en France, mais de plus en plus, récemment, en Espagne), ce poète cantabre mort avant ses 30 ans de la tuberculose, dut composer avec la censure nationale-catholique du premier franquisme, ces terribles années 1940 de la glaciation morale, idéologique, mais aussi esthétique et culturelle, malgré la présence d’une revue comme Proel (Santander), qui le publia, tout comme J. Hierro ou V. Aleixandre. On verra alors quelles sont les stratégies choisies par le poète pour dire et son angoisse existentielle d’un monde sans Dieu (?) et – à demi-mot, bien sûr – son mal-être d’Espagnol vaincu, à un moment où l’existentialisme et les doutes de toute nature étaient proscrits dans l’Espagne des Vainqueurs, mais aussi comment cette crise métaphysique et morale se double d’une crise de sa capacité même à s’exprimer, avec l’épée de Damoclès de la censure.