« Théâtre de narration » en Italie

Élodie Cornez examine un corpus de trois spectacles, Kohlhaas (1990), Vajont, 9 ottobre 1963 (1997) et Radio Clandestina. Memoria delle Fosse ardeatine (2000), respectivement de Marco Baliani, Marco Paolini et Ascanio Celestin, caractéristiques du “théâtre de narration” ou “théâtre-récit” » (“teatro...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/cher,
Autor principal: Cornez, Élodie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: reCHERches 2021
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Élodie Cornez examine un corpus de trois spectacles, Kohlhaas (1990), Vajont, 9 ottobre 1963 (1997) et Radio Clandestina. Memoria delle Fosse ardeatine (2000), respectivement de Marco Baliani, Marco Paolini et Ascanio Celestin, caractéristiques du “théâtre de narration” ou “théâtre-récit” » (“teatro di narrazione”), qui constitue, à partir du début des années quatre-vingt-dix, l’une des orientations les plus significatives de la scène italienne contemporaine. Elle y examine la question du “témoignage” et du “témoin” dans ce théâtre, à partir de la figure centrale du “narracteur”, néologisme de Pier Giorgio Nosari (2004). Dans ce “teatro civile”, les faits qui font l’objet du spectacle sont évoqués selon les modalités à la fois du témoignage (au moins de second degré, témoignage de témoignage) et de l’affabulation, qui ne cessent de se recouper et de mêler leurs frontières aux contours poreux. En racontant certains épisodes de l’histoire de l’Italie, c’est en partie d’eux-mêmes que les acteurs-narrateurs témoignent, et, seul ce lien organique avec le récit leur confère l’autorité légitime pour le transmettre.