Washington Cucurto y la literatura del fin
L’Argentine vécut en 2001 une crise terminale, une révolte populaire où l’on demandait : « qu’ils partent tous ». Ce fut la fin d’un processus de décomposition des vieux concepts d’autorité, initiée avec l’échec militaire des Malouines et la découverte que les crimes des militaires n’ont pas été fai...
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Espagnol |
| 出版: |
reCHERches
2022
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | L’Argentine vécut en 2001 une crise terminale, une révolte populaire où l’on demandait : « qu’ils partent tous ». Ce fut la fin d’un processus de décomposition des vieux concepts d’autorité, initiée avec l’échec militaire des Malouines et la découverte que les crimes des militaires n’ont pas été faits « pour la patrie » mais pour des intérêts mesquins. A la fin des années 1990, tandis que se préparait le soulèvement de 2001, apparaît dans la littérature Santiago Vega, connu comme Washington Cucurto. Descendant de noirs, il crée une littérature dans laquelle les personnages sont des immigrants dominicains, paraguayens et péruviens. Sa prose ne respecte pas les règles minimales de l’écriture « correcte » : la trame n’a pas d’importance et elle s’estompe avec le développement du roman. Elle en arrive au point d’insulter le Général San Martín. Pour certains, il s’agit là d’un populisme vulgaire, pour d’autres c’est l’expression de ce que la vieille Argentine qui se croyait l’héritière et le prolongement de l’Europe, a été un échec total. |
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