Crise et échec dans Sueños Digitales d’Edmundo Paz Soldán

« Giró hacia la izquierda, dio dos pasos ágiles y, antes de que los policías pudieran reaccionar, se encaramó en el pretil. Besó la amatista. […], se lanzó a ese vacío en forma de barranco que lo separaba del río – una garganta profunda –, los eucaliptos en los bordes como desolados alabarderos ofic...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/cher,
1. Verfasser: Escobar, Livia
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: reCHERches 2022
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:« Giró hacia la izquierda, dio dos pasos ágiles y, antes de que los policías pudieran reaccionar, se encaramó en el pretil. Besó la amatista. […], se lanzó a ese vacío en forma de barranco que lo separaba del río – una garganta profunda –, los eucaliptos en los bordes como desolados alabarderos oficiando un rito funerario ». Ainsi se termine l’histoire de Sueños digitales. La liberté du personnage principal est restreinte. Il n’a que deux options, le pont et le suicide, ou la prison et la torture, car retourner sur ses pas est impossible. Sa maison a disparu, sa femme aussi et lui-même a déjà disparu, il n’est plus sur les photos comme s’il n’avait jamais existé. Aucune trace de son passage sur cette terre, aucune preuve de son travail à la « Ciudadela », aucun témoin de sa vie conjugale. Il est un fantôme qui finira par disparaître complètement. Sebastián, l’antihéros de ce roman, représente l’échec du système politique et social en Bolivie. De même, est-il le symbole de la société bourgeoise bolivienne, de l’individu sans morale et sans conviction, méfiant et isolé, qui accomplit dans le suicide son seul acte de courage.