Moldova – topos de legendă și nemurire

Ramona Blajan Rusu est l’auteur d’une étude monographique sur : C. V. Gheorghiu. Sa thèse a été soutenue à l’Université de Alba Iulia en 2012 (directeur de recherches : Pr univ. Dr Constantin Cublesan). Les principaux axes du travail portent sur : – C. V. Gheorghiu dans la conscience critique de l’é...

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Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/cher,
Päätekijä: Blajan, Ramona
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Romanian
Julkaistu: reCHERches 2022
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Ramona Blajan Rusu est l’auteur d’une étude monographique sur : C. V. Gheorghiu. Sa thèse a été soutenue à l’Université de Alba Iulia en 2012 (directeur de recherches : Pr univ. Dr Constantin Cublesan). Les principaux axes du travail portent sur : – C. V. Gheorghiu dans la conscience critique de l’émigration roumaine, – le parcours biographique : de la Moldavie natale à Bucarest, – le poète roumain de « Calligraphie sur la neige », – le publiciste, – le journaliste auteur du reportage sur une Moldavie liée à la violence de la guerre (« Les rives du Dniester sont en flammes »), – le romancier, – l’essayiste, – le mémorialiste, – l’homme religieux, – l’épistolier (correspondance non publiée). L’article en roumain « La Moldavie, topos de légende et d’immortalité », analyse la relation d’idéalisation de l’auteur à son origine roumaine – non dissociée des lieux moldaves – que décuplent les procédés de la mémoire et de la sacralisation. Des romans français sont envisagés aux côtés des Mémoires de fin de vie. La Maison de Petrodava (1961), Les Immortels d’Agapia (1964), La Condottiera (1967), Le peuple des immortels (1955) restituent un archaïsme de civilisation et l’expliquent par le contact il y a vingt siècle entre Romains et Scythes. Ils introduisent à une évocation du christianisme local : lutte d’une vie « pour ne pas perdre l’éternité ». Tous modulent le thème de la communion naturelle d’une géographie avec le ciel et l’attention que doit porter le monde vs le lecteur à « une souffrance endurée sans fin par les Moldaves depuis leur apparition sur terre ». L’article précise que divers romans de C. V. Gheorghiu n’ont toujours pas été traduits en roumain (ainsi Le meurtre de Kyralessa, 1966, dont l’intrigue mystique est aussi policière) en dépit de l’intérêt parfois fanatique suscité depuis 1989 par la littérature roumaine rédigée en exil (en France surtout) à partir des années 1940 du xxe siècle. Ramona Blajan trouve intéressant que C. V. Gheorghiu illustre une mythologie autochtone ou créée ad hoc par le romancier-poète en vue de faire admirer un peuple (spolié par le communisme) dont la faiblesse et la pauvreté sont génératrices de la puissance spirituelle qui assure l’immortalité.