Accompagner, surveiller, (ne pas) dénoncer

Fondé sur des données récoltées à Montréal, cet article prend pour objet les tensions constitutives du suivi des jeunes délinquants dans la collectivité. Nous interrogeons pour cela le travail d’agents – dits délégués jeunesse – chargés de la gestion d’un type singulier d’illégalismes de droits, com...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/champpenal,
Hoofdauteur: Sallée, Nicolas
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Champ pénal/Penal field 2018
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Fondé sur des données récoltées à Montréal, cet article prend pour objet les tensions constitutives du suivi des jeunes délinquants dans la collectivité. Nous interrogeons pour cela le travail d’agents – dits délégués jeunesse – chargés de la gestion d’un type singulier d’illégalismes de droits, communément nommés « manquements » : le non-respect, par les jeunes, des conditions auxquelles ils sont astreints dans le cadre de leur suivi. Nous soulignons que les pratiques de dénonciation des manquements, pouvant conduire à l’enfermement des jeunes, s’organisent autour de trois axes principaux : un axe organisationnel, un axe professionnel et un axe interactionnel. En nous intéressant, le long de ces trois axes, aux opérations ordinaires de catégorisation des jeunes, nous défendons l’idée que cette activité de gestion des manquements revient in fine à distinguer ceux qui seraient de « vrais » délinquants, premiers candidats au passage – ou au retour – entre les murs des institutions d’enfermement.