Homicide et peine de mort au Canada, 1920-1949 : avant, pendant, et après la Grande dépression

Cet article propose une mise à l’épreuve des théories de Willem Bonger, d’une part, et de Georg Rusche et Otto Kirchheimer, d’autre part, dans le contexte de la Grande dépression au Canada. Selon Bonger, le système capitaliste serait criminogène. Nous faisons l’hypothèse qu’une forte dépression écon...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/champpenal,
Main Authors: Sauvageau, Jean, Goggin, Claire
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Champ pénal/Penal field 2017
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Cet article propose une mise à l’épreuve des théories de Willem Bonger, d’une part, et de Georg Rusche et Otto Kirchheimer, d’autre part, dans le contexte de la Grande dépression au Canada. Selon Bonger, le système capitaliste serait criminogène. Nous faisons l’hypothèse qu’une forte dépression économique exacerbe son caractère criminogène et causerait une augmentation de la criminalité, notamment l’homicide. Selon Rusche et Kirchheimer, les conditions du châtiment pénal varient en fonction des fluctuations du système capitaliste. Nous faisons l’hypothèse qu’une forte dépression économique exacerbe le caractère punitif de l’Etat et causerait une augmentation de la pénalité, notamment la peine de mort.