Un continuum pénal hybride
À partir d’une enquête ethnographique au sein de deux services de probation français, cet article vient éclairer deux questions relatives aux évolutions de la pénalité : existe-t-il aujourd’hui une différence de nature ou de degré entre milieu ouvert et milieu fermé ? L’apparition successive de nouv...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Champ pénal/Penal field
2014
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | À partir d’une enquête ethnographique au sein de deux services de probation français, cet article vient éclairer deux questions relatives aux évolutions de la pénalité : existe-t-il aujourd’hui une différence de nature ou de degré entre milieu ouvert et milieu fermé ? L’apparition successive de nouvelles formes de rationalités conduit-elle à leur accumulation ou au remplacement des plus anciennes par les plus récentes ? La démarche inductive mobilisée ici fait apparaître la figure d’un continuum pénal hybride pour décrire l’échelonnement des sanctions de la prison à la probation, à travers l’articulation des logiques pratiques sur lesquelles repose la pénalité contemporaine : la discipline, en tant que vecteur de normalisation passant notamment par le travail et la famille ; le contrôle, en tant que pouvoir limitatif visant à circonscrire l’espace et le temps ; la responsabilisation, en tant que modalité ambiguë d’individualisation tenant moins compte de la situation économique et sociale des justiciables que de leur personnalité et de leur capacité à mobiliser des ressources. Ce faisant, l’analyse du secteur de la probation, à la lisière de l’État pénal et de l’État social, offre une grille de lecture ajustable à la compréhension des reconfigurations récentes de l’action publique. |
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