Children as Protectors: The Conditions of Parenthood in a Political Prison in Iran
Cet article décrit les relations enfants/parents à Evin, l’une des prisons politiques les plus célèbres de la République islamique d'Iran. On propose un bref compte rendu des événements et des facteurs ayant conduit à une répression politique sévère durant les années 1980 et, après la révolutio...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Anglais |
| Published: |
Champ pénal/Penal field
2014
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article décrit les relations enfants/parents à Evin, l’une des prisons politiques les plus célèbres de la République islamique d'Iran. On propose un bref compte rendu des événements et des facteurs ayant conduit à une répression politique sévère durant les années 1980 et, après la révolution, aux huit années sanglantes du conflit avec l'Irak. Entre 1981 et 1988, arrestations massives, torture systématique, emprisonnements de longue durée et exécutions sommaires ont créé un paysage sombre et violent en Iran, contrairement au bref "Printemps de la liberté" qui avait suivi la révolution de 1979. L’article combine des travaux de recherche et ma propre expérience de prisonnière politique durant plus de huit ans, dans une approche qu’ailleurs j’ai qualifiée d’ethnographie rétrospective ou d’anthropologie de l’après. Mon analyse des formes non-conventionnelles de maternités (ou de rapports « familiaux ») en prison s'appuie sur les histoires des quelques enfants avec lesquels j'ai vécu une partie de mon emprisonnement et de leurs relations avec les adultes, parents, autres détenus et personnel pénitentiaire. Mettant en avant le rôle performatif du langage, je montre non seulement comment la langue, les jeux des enfants – eux-mêmes une forme de langage -, mais aussi le comportement des parents envers leurs enfants et la vie au quotidien telle que nous l'avons vécue, ont tous été influencés par la condition en prison et la dynamique socio-politique de l'époque. J'illustre également le difficile travail requis pour établir une apparence de normalité et construire des liens familiaux dans ces circonstances si particulières. Enfin, en situant une réflexion sur ma propre vie, je montre le travail de mémoire et le retour du passé au «présent», à la fois comme un don et comme une temporalité complexe, capables d'influencer et d’influer sur ma vie présente. Ces réflexions montrent l’inséparable relation entre souvenirs, langues et formes de vie, tels qu’ils voyagent à travers le temps et l'espace. |
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