Entre dedans et dehors : vécus parentaux des détenus politiques palestiniens en Israël
Depuis 1967, un rôle central a été donné au système carcéral dans l’occupation et le processus de colonisation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Chaque famille palestinienne a vécu cette expérience, particulièrement depuis les vagues d’arrestations massives qui ont marqué la première Intifad...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Champ pénal/Penal field
2014
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Depuis 1967, un rôle central a été donné au système carcéral dans l’occupation et le processus de colonisation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Chaque famille palestinienne a vécu cette expérience, particulièrement depuis les vagues d’arrestations massives qui ont marqué la première Intifada (1987-1993) puis la seconde Intifada (2000-2004). Les autorités israéliennes ont mis en œuvre des dispositifs répressifs familiaux qui visèrent le contrôle et la connaissance approfondie de la société palestinienne. En détention, les parentalités ont été utilisées comme un outil de pression politique. Depuis le début de la seconde Intifada, la carcéralisation croissante de l’espace des Territoires Occupés a eu comme corollaire l’installation d’un nouveau management pénitentiaire. Ces deux processus ont abouti à la routinisation de l’éloignement des familles de détenus de leurs proches et à l’isolement des prisonniers. La porosité accrue entre dedans et dehors a cependant rendu possible l’émergence de parentalités alternatives. Ces parentalités ont été vécues de façon élargie, collectivement, mais aussi grâce à des moyens dématérialisés (la radio, le téléphone portable, internet et les technologies reproductives) à même de pallier le confinement et l’éloignement des corps. |
|---|