La construction sociale de la paranoïa pénitentiaire
Régulièrement décrite comme un trait décuplant l’imaginaire de la violence en prison ou réactivant les appréhensions des personnes soumises aux effets de la carcéralisation, la « paranoïa pénitentiaire » s’avère peu questionnée par la littérature sociologique. À la croisée du sens commun et du langa...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Champ pénal/Penal field
2013
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Régulièrement décrite comme un trait décuplant l’imaginaire de la violence en prison ou réactivant les appréhensions des personnes soumises aux effets de la carcéralisation, la « paranoïa pénitentiaire » s’avère peu questionnée par la littérature sociologique. À la croisée du sens commun et du langage psychiatrique, cette notion reste descriptive pour qualifier les mécanismes de défense collectifs ou individuels imbriqués à la peur perçue ou ressentie des protagonistes de l’univers carcéral. À partir d’une analyse constructiviste, cet article met l’accent sur la place prise par l’organisation violente de la prison, structurant un environnement sinistre qui frappe les détenus, les acteurs de terrain. Tous mobilisent leur subjectivité pour résister à cette souffrance. Espace-temps doublement confiné et propice à la suspicion, les UHSI sont une occasion de questionner cet impensé de la paranoïa pénitentiaire en sociologie carcérale. Ces traits caractéristiques sont la résultante d’une sinistrose propre aux surveillants de prison provoquant déliaison sociale et désubjectivation. |
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