Réflexion autour de la banalité du mal inspirée d’une conversation avec Jean-Paul Brodeur

Si la notoriété de Jean-Paul Brodeur est en grande partie due à ses recherches sur la police, il est un autre domaine, plus méconnu du grand public, qui le passionnait et le fascinait, à savoir les formes extrêmes de violence, dont le génocide et le crime contre l’humanité. Dans le cadre de cet arti...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/champpenal,
المؤلف الرئيسي: Tanner, Samuel
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Champ pénal/Penal field 2013
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:Si la notoriété de Jean-Paul Brodeur est en grande partie due à ses recherches sur la police, il est un autre domaine, plus méconnu du grand public, qui le passionnait et le fascinait, à savoir les formes extrêmes de violence, dont le génocide et le crime contre l’humanité. Dans le cadre de cet article, je prolonge un dialogue que nous avions entamé avec Jean-Paul à propos du concept de banalité du mal, développé par Hannah Arendt. En particulier et à partir des contextes yougoslave et rwandais, je propose une extension de cette notion appliquée non pas tant ici aux fonctionnaires et bureaucrates, tels qu’ils constituaient le centre d’attention de la philosophie, alors concentrée sur l’Holocauste, mais bien plutôt des exécuteurs de terrain. Cette réflexion préliminaire révèle que la notion de banalité du mal peut être déclinée en quatre formes caractérisant la participation des exécuteurs ; soit la banalité de la similitude, de la familiarité, de l’idée et enfin de répétition.