Espaces d’apparition et espaces de disparition dans le champ carcéral
Si la prison ne favorise guère l’expression de ses pensionnaires, cela tient sans doute à la nature totalitaire de l’institution, mais non moins à un milieu carcéral. Les résistances y opposées ressortissent à un double champ : celui d’espaces d’apparition appauvris et celui d’espaces de disparition...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Champ pénal/Penal field
2009
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Si la prison ne favorise guère l’expression de ses pensionnaires, cela tient sans doute à la nature totalitaire de l’institution, mais non moins à un milieu carcéral. Les résistances y opposées ressortissent à un double champ : celui d’espaces d’apparition appauvris et celui d’espaces de disparition hypertrophiés, dont les pratiques clandestines, parce que largement compensateurs des carences des premiers. Nous nous proposons de montrer que les uns et les autres sont effectivement liés intra muros et qu’ils se déploient en raison inverse. Parce que les personnes détenues ne peuvent guère s’exprimer, se développent en effet des échappatoires diverses dont les pratiques clandestines réalisent une illustration majeure. Même si la normalisation- trait marquant de la prison moderne - tend lentement à sa réduction, un tel déséquilibre s’avère toujours considérable et néfaste : pour l’équilibre des personnes incarcérées, pour l’ordre carcéral et pour la (ré)insertion sociale des condamnés. |
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