L’enfant en détention : de l’hybride au passe-muraille
La présence de très jeunes enfants en détention peut sembler anecdotique en raison de la faible population qu’elle concerne : une trentaine d’enfants en France. Elle n’en reste pas moins un sujet d’actualité dans le système pénitentiaire, comme en témoigne la modification des règles pénitentiaires e...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| Auteurs principaux: | , |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Champ pénal/Penal field
2026
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La présence de très jeunes enfants en détention peut sembler anecdotique en raison de la faible population qu’elle concerne : une trentaine d’enfants en France. Elle n’en reste pas moins un sujet d’actualité dans le système pénitentiaire, comme en témoigne la modification des règles pénitentiaires en novembre 2023. Si la réglementation précise que les mères et les enfants ne font pas l’objet d’un régime dérogatoire, leur présence donne lieu à de nombreuses exceptions. Ces jeunes enfants contournent les règles, à la manière des personnes qui franchissent des frontières nationales ou sociales. Cet article présente nos réflexions en la matière par le biais d’une analyse des rapports et interactions autour des portes et grilles de prison en tant qu’objets matériels. Ces dernières constituent des frontières poreuses entre l’espace des enfants et l’espace des détenues. Des dynamiques de pouvoir s’y font jour, car elles sont le lieu d’arrangements entre les mères détenues et le personnel de la prison. Enfin, les déplacements des jeunes enfants soulignent que ces dernièr·e·s ne sont ni complètement libres ni complètement détenu·e·s et que leur présence entraîne également une forme d’hybridation des rôles. Ainsi, les enfants passent d’un espace à l’autre et bousculent les règles du droit commun pénitentiaire. |
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