Derrière les « échecs » des réformes pénitentiaires en Afrique : une autre lecture
Depuis plus de trente ans, les prisons africaines sont au cœur de vastes programmes de réforme portés par une pluralité d’acteurs, dont les États et les organisations internationales. Alignées sur des standards présentés comme universels, ces réformes se sont traduites par une multiplication de norm...
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| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| অন্যান্য লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Champ pénal/Penal field
2026
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Depuis plus de trente ans, les prisons africaines sont au cœur de vastes programmes de réforme portés par une pluralité d’acteurs, dont les États et les organisations internationales. Alignées sur des standards présentés comme universels, ces réformes se sont traduites par une multiplication de normes, d’outils techniques et de programmes. Pourtant, malgré l’ampleur des financements déployés, les conditions de détention restent fréquemment marquées par la surpopulation, la précarité et de fortes inégalités, nourrissant un diagnostic récurrent d’« échec ». Plutôt que d’évaluer les réformes à l’aune de leurs objectifs affichés, ce dossier propose d’analyser ce qu’elles révèlent et produisent concrètement. L’« échec » n’y est pas pensé comme une anomalie, mais comme une dynamique ordinaire du gouvernement pénal, observable bien au-delà du continent africain. À partir de terrains variés et d’enquêtes empiriques, les contributions montrent que les réformes, même estampillées comme « inefficaces », ne sont pas sans effets : elles constituent des ressources pour les acteurs, peuvent renforcer la coercition ou redéployer les termes de la critique. Ce dossier invite ainsi à repenser les lectures dominantes des réformes pénitentiaires et à interroger la réforme elle-même comme mode privilégié de réponse à la violence et aux impasses du système carcéral. For more than thirty years, African prisons have been at the center of wide reform programs led by a plurality of actors, including states and international organisations. Aligned with standards presented as universal, these reforms have resulted in a proliferation of norms, technical tools, and programs. Yet, despite the scale of the funding deployed, conditions of detention frequently remain marked by overcrowding, precariousness, and deep inequalities, feeding a recurring diagnosis of “failure.” Rather than assessing reforms against their stated objectives, this dossier proposes to analyse what they concretely reveal and produce. “Failure” is not understood here as an anomaly, but as an ordinary dynamic of penal governance, observable well beyond the African continent. Drawing on diverse field sites and empirical research, the contributions show that reforms, even when labeled “ineffective,” are not without effects: they constitute resources for actors, can reinforce coercion, or reshape the terms of critique. This dossier thus invites a rethinking of dominant readings of prison reforms and calls for an examination of reform itself as a privileged mode of response to the violence and deadlocks of the carceral system. |
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