Relations intimes et détention
Ce dossier explore les relations conjugales et intimes face à l’incarcération. La prison, véritable laboratoire social, exacerbe les rapports de genre, de classe et de race, et reconfigure les contours du couple. Les contributions réunies analysent les dispositifs pénitentiaires qui encadrent l’inti...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| Altres autors: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Champ pénal/Penal field
2025
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Ce dossier explore les relations conjugales et intimes face à l’incarcération. La prison, véritable laboratoire social, exacerbe les rapports de genre, de classe et de race, et reconfigure les contours du couple. Les contributions réunies analysent les dispositifs pénitentiaires qui encadrent l’intime (unités de vie familiale, programmes de responsabilisation), ainsi que la réflexivité nécessaire au travail d’enquête. Les articles mettent en lumière la manière dont l’institution carcérale produit, régule et hiérarchise les formes de conjugalité, souvent au prisme de normes hétérosexuelles et genrées. Ils révèlent aussi les écarts entre droit formel et droit réel, les tensions entre réinsertion et contrôle, et l’importance des positions de chercheur·e·s dans la production de savoir. En croisant différentes perspectives, ce dossier invite à penser le couple non comme une entité simplement fragilisée par la détention, mais comme une relation continuellement (re)produite dans et par les régimes de surveillance et les dispositifs institutionnels. This special issue examines conjugal and intimate relationships under the constraints of incarceration. Prison, as a social laboratory, amplifies dynamics of gender, class, and race, reshaping the boundaries of couplehood. The contributions investigate the institutional frameworks governing intimacy in France (family visiting units, rehabilitation programs), and the reflexivity required in fieldwork. They show how the penal institution produces, regulates, and ranks forms of intimacy, often through heterosexual and gendered norms. They also highlight the gap between formal and actual rights, the tensions between reintegration and control, and the epistemic role of researchers’ positions. By combining different perspectives, this issue argues that couples in prison are not merely weakened by incarceration but are continuously (re)constructed through institutional arrangements, surveillance regimes, and situated interactions. |
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