Le Workfare comme entrepreneuriat de soi

À l’aide d’un cadre théorique mettant l’accent sur l’extension du néolibéralisme, cet article analyse des données d’une recherche au sein du programme québécois Service spécialisé jeune. Il décrit la manière dont le workfare doux québécois insère des jeunes en difficulté d’insertion qui sont catégor...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/champpenal,
Autore principale: Binet, Jonathan
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Champ pénal/Penal field 2023
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:À l’aide d’un cadre théorique mettant l’accent sur l’extension du néolibéralisme, cet article analyse des données d’une recherche au sein du programme québécois Service spécialisé jeune. Il décrit la manière dont le workfare doux québécois insère des jeunes en difficulté d’insertion qui sont catégorisés comme n’étant ni en emploi, ni aux études, ni en formation au sein de dispositifs disciplinaires néolibéraux qui imitent le monde du travail. Dans ces dispositifs, ces jeunes sont accompagnés dans l’autogouvernement de leur insertion, notamment alors qu’ils poursuivent des objectifs et des projets professionnels. Il s’interroge finalement sur la capacité de ces politiques québécoises du workfare doux à insérer et à maintenir ces jeunes en emploi, aux études et en formation, alors que plusieurs d’entre eux composent avec des situations de précarité ainsi qu’avec des configurations du travail et des systèmes éducatifs qui sont fort complexes et imprévisibles.