Contrôler la gestion déléguée des prisons
Depuis 1990, l’administration pénitentiaire délègue à des entreprises privées de nombreuses missions dites non régaliennes, mais indispensables au fonctionnement quotidien des prisons, comme la maintenance, la restauration, la cantine ou le travail pénal. Au-delà de l’inscription de la prison dans l...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Champ pénal/Penal field
2022
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Depuis 1990, l’administration pénitentiaire délègue à des entreprises privées de nombreuses missions dites non régaliennes, mais indispensables au fonctionnement quotidien des prisons, comme la maintenance, la restauration, la cantine ou le travail pénal. Au-delà de l’inscription de la prison dans le courant de la nouvelle gestion publique par la mise en œuvre et circulation de réformes gestionnaires, cette sous-traitance institutionnalisée a très rapidement posé la question de son contrôle par l’administration elle-même. L’étude du développement de services pénitentiaires spécialisés dans le suivi et le contrôle de cette gestion déléguée montre alors comment la prison s’est transformée, impliquant de nouveaux professionnels spécialisés dans les questions d’externalisation. On observe alors, par trois mouvements sur les trente dernières années, comment la gestion déléguée s’est diffusée, comment un rapport de force s’est progressivement institué dans la relation public-privé mais également comment le recours au secteur privé – se voyant de plus en plus admis et accepté par les membres de l’administration – a participé à recomposer des groupes professionnels pénitentiaires. |
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