Quelle(s) forme(s) de spécialisation(s) dans la prise en charge des criminels sexuels ?
En France, depuis le milieu des années 1990, la problématique publique de la criminalité sexuelle a occasionné la mise en œuvre de politiques pénales spécifiques articulant à la fois une logique proprement punitive et une logique sanitaire psychiatrique dans une finalité de prévention des risques de...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/champpenal, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Champ pénal/Penal field
2019
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | En France, depuis le milieu des années 1990, la problématique publique de la criminalité sexuelle a occasionné la mise en œuvre de politiques pénales spécifiques articulant à la fois une logique proprement punitive et une logique sanitaire psychiatrique dans une finalité de prévention des risques de récidive. En ce sens des dispositifs spécialisés ont été élaborés à la fois du côté de la psychiatrie et du côté de l’administration pénitentiaire. Ces dispositifs ont par la suite été étendus à d’autres catégories pénales posant la question de la spécialisation des acteurs y intervenant : de quoi sont spécialistes ces professionnels ? Pour illustrer cette question nous avons mis la focale sur deux dispositifs : l’injonction de soins et les Programmes de prévention de la récidive. Il s’agit de montrer comment, dans les politiques pénales, ces deux dispositifs ont été portés par des acteurs qui se sont saisis du problème de la criminalité sexuelle dans une logique de segmentation professionnelle. Si ces deux dispositifs ont par la suite été chacun déspécialisés, sur le terrain une offre de soins s’est structurée peu à peu dans une logique de spécialisation. Mais reste posée la question de la spécialisation des professionnels eux-mêmes : ainsi au-delà des savoirs formels, se développent des formes de compétences spécifiques et plus informelles. Nous avons identifié trois compétences : la compétence architecturale, la compétence relationnelle et la compétence de neutralisation. Celles-ci participent d’une évolution des pratiques des acteurs et interrogent au final les formes transversales de redéfinition des professionnalités au-delà des frontières professionnelles. |
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