"À la course, bourgeois ?" Cochers et bourgeois lyonnais de la Belle époque

Les cochers de fiacre lyonnais forment une corporation mêlant petits patrons et salariés. Son essor s'affirme entre les années 1880 et la fin du XIXe siècle. Cet artisanat de transport est essentiellement au service des classes dirigeantes de la Belle époque qui fuient la promiscuité sociale de...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ch,
Autore principale: Aguerre, Jean-Pierre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cahiers d’histoire 2009
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les cochers de fiacre lyonnais forment une corporation mêlant petits patrons et salariés. Son essor s'affirme entre les années 1880 et la fin du XIXe siècle. Cet artisanat de transport est essentiellement au service des classes dirigeantes de la Belle époque qui fuient la promiscuité sociale des transports de masse inaugurée par les tramways. Cette fuite débouche sur une situation paradoxale. Les utilisateurs de fiacres sont contraints de négocier pied à pied, avec une corporation qui n'est qu'une émanation des catégories sociales dont ils entendent se protéger. Les tarifs inapplicables et les pratiques coutumières qui s'affirment débouchent sur des conflits inédits, stimulés par la rencontre de deux mondes opposés. L'administration, placée en position arbitrale, s'efforce de maintenir une situation acceptable. Elle réaffirme la prééminence sociale des clients sans compromettre pour autant la situation précaire de la profession.