Rester à son poste sous Vichy. Etude des mémoires de Max Henri Gibert, haut-magistrat parisien de la première moitié du XXe siècle
Comment les hauts magistrats ont-ils réagi face à la mise en place du gouvernement de Vichy ? Quelles raisons ont pu avancer pour se justifier ceux qui ont choisi de continuer à exercer leurs fonctions, à appliquer les lois du nouveau régime ? Peut-on à la fois résister et rester à son poste ? Ce so...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/ch, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cahiers d’histoire
2009
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Comment les hauts magistrats ont-ils réagi face à la mise en place du gouvernement de Vichy ? Quelles raisons ont pu avancer pour se justifier ceux qui ont choisi de continuer à exercer leurs fonctions, à appliquer les lois du nouveau régime ? Peut-on à la fois résister et rester à son poste ? Ce sont ces questions que les mémoires de Max Henri Gibert, haut magistrat parisien, nous permettent d'appréhender. Hostile au nouveau régime, se disant de conviction socialiste-marxiste, Max Gibert, vice-président du tribunal de la Seine sous l'Occupation, n'est pas épuré. Il choisit alors de prêter serment au chef de l'État et de continuer à juger sous Vichy. Parallèlement, il devient vite un membre actif de la Résistance judiciaire parisienne. Le texte manuscrit de Max Gibert, retrouvé encore cacheté de cire dans un fonds constitué de pièces déposées au greffe du tribunal civil de la Seine, contribue donc à combler le vide que représentait jusqu'à présent l'absence de témoignage personnel d'un juge sur la période de l'Occupation. |
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