Sensibilités publiques et privées aux nuisances industrielles : l'exemple du travail des peaux à Grenoble au XIXe siècle

Au XIXe siècle, période de forte urbanisation et d'industrialisation, la ville apparaît comme un milieu pathogène, concentrant de nombreuses nuisances et " pollutions " qui menacent l'homme et le milieu environnant. Dans ce contexte, les préoccupations publiques et privées liées...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/ch,
Autor principal: Baret-Bourgoin, Estelle
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Cahiers d’histoire 2009
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Au XIXe siècle, période de forte urbanisation et d'industrialisation, la ville apparaît comme un milieu pathogène, concentrant de nombreuses nuisances et " pollutions " qui menacent l'homme et le milieu environnant. Dans ce contexte, les préoccupations publiques et privées liées à l'environnement se multiplient. Comme la plupart des villes françaises, Grenoble se trouve très vite confrontée à ces questions de développement industriel et d'amélioration du cadre de vie urbain. Les industries grenobloises restent tout au long du siècle dominées par le travail du gant, des peaux et des cuirs. Activités traditionnelles et importantes dans la vie quotidienne des Grenoblois, ces industries constituent une source de richesses non négligeable pour une grande partie des habitants. C'est pourquoi, les sensibilités publiques et privées vis-à-vis de celles-ci sont variées. En effet, à une industrialisation qui se développe dans un climat libéral, correspond une émergence du rôle des experts et une prise de conscience de certains maires. Celle-ci répond à des oppositions nombreuses de la part de Grenoblois de plus en plus revendicatifs.