Patronages catholiques, patronages laïques entre les deux guerres
Dans leur affrontement, patronages laïques et patronages paroissiaux n’en partagent pas moins un certain nombre d’enjeux : raffermir la fréquentation scolaire, adoucir les comportements, renforcer la famille. Leur commune volonté de structurer le temps libre des écoliers les conduit à favoriser leur...
Сохранить в:
| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/ch, |
|---|---|
| Главные авторы: | , |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Cahiers d’histoire
2009
|
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Dans leur affrontement, patronages laïques et patronages paroissiaux n’en partagent pas moins un certain nombre d’enjeux : raffermir la fréquentation scolaire, adoucir les comportements, renforcer la famille. Leur commune volonté de structurer le temps libre des écoliers les conduit à favoriser leur accès au théâtre et au cinéma, média alors tout neuf. Ils introduisent ainsi les enfants, avant leurs parents, dans une culture des loisirs. Ils ont tous aussi une volonté plus ou moins affirmée de développer la santé des plus jeunes. Mais de fortes divergences apparaissent qui révèlent des choix idéologiques secondaires mais très forts. Si la gymnastique n’est proposée aux fillettes que dans le camp laïque, c’est que l’égalité garçons/filles y est plus avancée ici que dans le camp adverse. Si le sport devient une spécialité catholique, c’est parce que les laïques redoutent le culte du muscle et opposent un pacifisme militant à l’esprit militariste de leurs adversaires. Tous mettent en scène leur jeunesse, qui devient un des signes de leur dynamisme. Cette confrontation n’a-t-elle pas évité les embrigadements totalitaires ultérieurs ? |
|---|