L’œuvre des dames du calvaire :
L’œuvre des dames du calvaire naît à Lyon au milieu du XIXe siècle. Créée par des veuves de la bourgeoisie lyonnaise, cette œuvre est destinée au soin des femmes incurables et des veuves âgées et infirmes habituellement rejetées des hôpitaux. Les femmes qui la dirigent obtiennent des droits et d’imp...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/ch, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers d’histoire
2009
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’œuvre des dames du calvaire naît à Lyon au milieu du XIXe siècle. Créée par des veuves de la bourgeoisie lyonnaise, cette œuvre est destinée au soin des femmes incurables et des veuves âgées et infirmes habituellement rejetées des hôpitaux. Les femmes qui la dirigent obtiennent des droits et d’importants pouvoirs, ce qui contraste avec le rôle qui leur est généralement accordé dans la société du XIXe siècle. Cependant ces prérogatives vont de pair avec un retrait du monde, une abnégation de leur identité propre. Les dames du calvaire doivent en effet vivre en communauté, limiter le plus possible les contacts avec l’extérieur, respecter strictement les lois chrétiennes, selon les termes de leur devise : « Charité, Humilité, Prière, Sacrifice ». Outre le pansement des plaies, les dames se dotent d’une mission spirituelle envers leurs protégées, qu’elles abreuvent de lectures pieuses et autres catéchismes. Le soin des corps n’est ici que prétexte à celui des âmes, et le retour des malades aux valeurs du catholicisme — résignation, acceptation de la volonté divine — mêlé à la reconnaissance à l’égard de leurs bienfaitrices, participe à la pacification sociale, grand souci de la bourgeoisie du temps. |
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