Le banditisme à travers le prisme de la politique hygiéniste. (Nordeste brésilien, début du XXe siècle)

Depuis la fin du XIXe siècle, l’urbain brésilien connaît d’importantes transformations. La vision hygiéniste, à travers laquelle ordre urbain, ordre social et approche médicale s’imbriquent intimement, joue notamment un rôle majeur dans les travaux d’aménagement des grands centres urbains qui commen...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/ch,
1. Verfasser: Sampaio, Patricia
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Cahiers d’histoire 2009
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Depuis la fin du XIXe siècle, l’urbain brésilien connaît d’importantes transformations. La vision hygiéniste, à travers laquelle ordre urbain, ordre social et approche médicale s’imbriquent intimement, joue notamment un rôle majeur dans les travaux d’aménagement des grands centres urbains qui commencent avec le nouveau siècle. Un phénomène qui ne se restreint toutefois pas aux seules grandes agglomérations. Au-delà des métropoles, sa résonance reste perceptible. Le cas de deux communes situées dans l’arrière pays du Nordeste, Floresta et Villa Bella,est tout à fait significatif de ces petites et moyennes communes rurales qui s’attachent à importer les nouveaux modèles de capitales où se répandent, comme en Europe, les valeurs de force, de santé et de beauté. Se développe donc un jeu de correspondances entre petites ou moyennes villes et grandes agglomérations brésiliennes, à l’instar de celui qui se joue entre celles-ci et les métropoles européennes. Néanmoins, dans ces deux communes de l’intérieur des terres, qui sont alors le théâtre d’un phénomène de banditisme, le cangaço, s’intercalent entre les images données  et les images perçues,  nombre de malentendus, tandis que la vision hygiéniste laisse des marques profondes jusque dans  l’historiographie.