Lorsque la réunion des citoyens fait peur

L’étude d’une quinzaine de thèses écrites des années 1880 aux années 1930 sur le droit de réunion révèle que, même après que la loi de 1881 a assuré aux citoyens la jouissance d’un très large droit de se réunir, la réunion politique est encore perçue comme menaçante, sentiment qui renaît chaque fois...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ch,
Autore principale: Cossart, Paula
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cahiers d’histoire 2009
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’étude d’une quinzaine de thèses écrites des années 1880 aux années 1930 sur le droit de réunion révèle que, même après que la loi de 1881 a assuré aux citoyens la jouissance d’un très large droit de se réunir, la réunion politique est encore perçue comme menaçante, sentiment qui renaît chaque fois qu’il est pressenti que l’échange d’idées, dans la réunion, pourrait faire place à l’action. La réunion politique n’est présentée comme une forme légitime de participation des citoyens à la vie publique que lorsque ceux-ci se contentent d’y exposer ou d’y échanger des idées, contribuant ainsi à la formation d’une opinion publique. La réunion reste toutefois généralement reconnue comme un droit naturel, et jusqu’au début du XXe siècle, le caractère libéral de la législation de 1881 est défendu par la plupart des juristes. Mais, face à l’évolution de la pratique des réunions politiques dans l’entre-deux-guerres, nombreux sont ceux qui souhaitent l’imposition d’une certaine limitation au droit de réunion, et ce notamment pour que la liberté elle-même soit garantie.