Conflits familiaux dans la robe parisienne aux XVIe et XVIIe siècles : les paradoxes de la transmission du statut
L'institutionnalisation d'une position de domination requiert la mise au point de procédures socio-juridiques qui assurent le passage de témoin d'une génération à l'autre. La noblesse de robe à Paris, groupe social en gestation lors des guerres de Religion (auparavant les robins...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/ch, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cahiers d’histoire
2009
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L'institutionnalisation d'une position de domination requiert la mise au point de procédures socio-juridiques qui assurent le passage de témoin d'une génération à l'autre. La noblesse de robe à Paris, groupe social en gestation lors des guerres de Religion (auparavant les robins étaient nobles à titre personnel, sans hérédité du statut), élabore ainsi ses propres codes qui ne s'identifieront aux codes de l'ancienne noblesse seigneuriale qu'à l'époque de Colbert. L'analyse de trois histoires familiales fait apparaître les paradoxes des stratégies lignagères particulières aux robins parisiens : chez les Texier, un conflit inexpiable entre mère et fils se prolonge sur deux générations et provoque le déclin de la branche aînée. Chez les enfants du trésorier des parties casuelles François Fortia, les filles du premier lit sont favorisées par rapport à leur demi-frère. Chez les Benard de Rezé, les gendres veulent faire déclarer roturiers leur femme et leur défunt beau-père, doyen du parlement, pour échapper au droit d'aînesse. Dans cette élite encore urbaine, le couple socio-économiquement idéal n'unirait-il pas le magistrat dignitaire et l'épouse roturière, mais riche ? |
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