Portrait de groupe : classe moyenne et logement social dans le Paris de l'Entre-deux-guerres

Cette étape de l'histoire du logement, dit social, évoquée ici permet d'apercevoir le cheminement qui va d'initiatives privées vers des structures institutionnalisées. À Paris, grâce à l'opportunité des terrains libérés par la démolition des fortifications à partir de 1919, la re...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/ch,
Главный автор: Varlet, Caroline
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Cahiers d’histoire 2009
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Cette étape de l'histoire du logement, dit social, évoquée ici permet d'apercevoir le cheminement qui va d'initiatives privées vers des structures institutionnalisées. À Paris, grâce à l'opportunité des terrains libérés par la démolition des fortifications à partir de 1919, la rencontre des conceptions développées un peu plus tôt par les fondations philanthropiques avec l'action municipaliste parisienne, fait de l'Entre-deux-guerres une période riche en expérimentations et importante en réalisations. Les débats au conseil municipal de Paris en 1922 évoquent une de ces expérimentations en discutant la capacité et les manières d'adjoindre aux programmes HBM simultanément des Immeubles à loyer modéré (ILM) en faveur de la classe moyenne, dont un portrait apparaît ici en creux, allant des " travailleurs intellectuels " à la masse des petits employés. L'observation des projets d'ILM du concours de mai-juillet 1923 met en évidence, d'une part, les utilités sociologiques de l'usage du confort moderne qui requalifie globalement et originalement l'habitation, et d'autre part le paradoxe des emprunts limités et sous-jacents aux dispositifs architecturaux de l'appartement de rapport bourgeois. Le confort moderne, qui associe équipements techniques et dispositifs architecturaux particuliers, va fonder les plans des appartements des ILM, fonctionnant dans la représentation que se font les édiles des destinataires de ces immeubles, comme le signe classant d'un mode de vie, participant par là de leur identité sociale, que le travail de catégorisation effectué par les plans-types des logements tente de matérialiser pour la fixer.