Colonat partiaire et petits-blancs a l'île de la Reunion au XIXe siècle

Sous la poussée des différents parias de la société de plantation, des espaces marginaux se sont constitués à l'intérieur de l'île de la Réunion. Avant 1848, cette colonisation des terres non exploitées de l'île a surtout été le fait des petits-blancs prolétarisés réfugiés dans les &q...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ch,
Autor Principal: Bourquin, Alexandre
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Cahiers d’histoire 2009
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Sous la poussée des différents parias de la société de plantation, des espaces marginaux se sont constitués à l'intérieur de l'île de la Réunion. Avant 1848, cette colonisation des terres non exploitées de l'île a surtout été le fait des petits-blancs prolétarisés réfugiés dans les " Hauts " dès le XVIIIe siècle, sur des terres vierges qui n'étaient pas les leurs, pour entreprendre l'exploitation de différentes denrées. Il payent, en contrepartie, une redevance en nature. Au fil du temps, ce mode de faire-valoir devint une véritable institution. Des contrats de colonage, le plus souvent verbaux, en fixent les modalités. À la fin du XIXe siècle, ce système est à son apogée — l'aristocratie terrienne profitant de cette nouvelle forme de servitude. Mais, au début du XXe siècle, la conjoncture économique démontre les limites de ce système : certains procès dénoncent ce qu'on ne peut s'empêcher de considérer comme un " néo-esclavagisme ". Quant aux petits-blancs, pionniers malgré eux d'un système pourtant anachronique, on les retrouve, après avoir fourni l'essentiel des colonages partiaires, une nouvelle fois dépossédés. Seuls quelques-uns acceptent de travailler sous les ordres d'un homme de couleur et d'accomplir tous les travaux, quels qu'ils fussent, et quels que fussent les employeurs.