Le traité de Lyon et le "chemin des Espagnols"
La distance qui en séparait les composantes géographiques plaçait la monarchie espagnole dans une situation critique. En 1566-1567, pour faire face à la rébellion qui venait d'éclater aux Pays-Bas, Philippe II et ses ministres eurent recours à un couloir militaire qui permettait la circulation...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ch, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers d’histoire
2009
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La distance qui en séparait les composantes géographiques plaçait la monarchie espagnole dans une situation critique. En 1566-1567, pour faire face à la rébellion qui venait d'éclater aux Pays-Bas, Philippe II et ses ministres eurent recours à un couloir militaire qui permettait la circulation de troupes et d'argent de Milan à Bruxelles, en passant par la Savoie, la Franche-Comté et la Lorraine. Le traité de Lyon (1601) laissait la Savoie en possession d'une étroite vallée en direction de la Franche-Comté, tout particulièrement afin de conserver ce couloir militaire ; pourtant, inévitablement, l'intégrité de celui-ci avait été compromise. Bien que des troupes aient continué à traverser la Savoie jusqu'en 1620, les rois d'Espagne s'efforcèrent désespérément de trouver des itinéraires de rechange permettant le passage sans danger de leurs soldats et de leurs transports de fonds : les Cantons suisses catholiques, la Valteline, les vallées des Grisons furent testés tour à tour ; aucun ne se révéla sûr. Le traité de Lyon avait irrémédiablement compromis la capacité de l'Espagne à maintenir son influence en Europe du Nord. |
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