Politique, rumeurs et solidarités territoriales dans les résistances au recensement de 1841

En 1841, la décision du ministre des Finances Georges Humann de faire procéder, dans toutes les communes du royaume, à un recensement général destiné à améliorer le produit des contributions directes, provoque — notamment dans le Midi de la France — une vague de troubles assez violents. Exploité par...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/ch,
Hlavní autor: Ploux, François
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Cahiers d’histoire 2009
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:En 1841, la décision du ministre des Finances Georges Humann de faire procéder, dans toutes les communes du royaume, à un recensement général destiné à améliorer le produit des contributions directes, provoque — notamment dans le Midi de la France — une vague de troubles assez violents. Exploité par les partis d'opposition au régime de Juillet, le mécontentement populaire associe fréquemment la détestation du fisc à la revendication politique. Cependant l'objet véritable de l'opération a été dénaturé par une rumeur, qui circule à travers le pays : on semble persuadé que les agents du recensement sont chargés de dresser un inventaire du linge, du bétail, du mobilier, des femmes enceintes, etc., inventaire qui servira de base à l'établissement d'un nouvel impôt. Cette croyance est bien souvent à l'origine du soulèvement, qui s'opère selon des mécanismes complexes ; les liens de solidarité territoriale, produits tout à la fois de l'adhésion spontanée et de la contrainte, s'y révèlent particulièrement vigoureux.