De la question frumentaire à l'idée d'une " économie morale " sous la Seconde République
Cet article cherche à ré-apprécier la dimension de conflits et des débats de la Seconde République attribuable au problème des subsistances. Celui-ci joue un rôle assez secondaire dans les ressorts des mobilisations populaires de la période et des votes rouges, ouvriers ou paysans. Cependant, nous m...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ch, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers d’histoire
2009
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article cherche à ré-apprécier la dimension de conflits et des débats de la Seconde République attribuable au problème des subsistances. Celui-ci joue un rôle assez secondaire dans les ressorts des mobilisations populaires de la période et des votes rouges, ouvriers ou paysans. Cependant, nous montrons que l'économie morale de la foule d'E.P. Thompson était un corpus de valeurs et de croyances assez riche et assez prégnant dans les mentalités populaires du premier XIXe siècle pour ne pas disparaître alors que la conjoncture économique supprimait les occasions de contester sur le terrain, au lendemain de la crise frumentaire de 1846-1847. Au contraire, elle influence et informe les idéologies quarante-huitardes, et nous étudions spécialement ici l'héritage des politiques révolutionnaires d'approvisionnement, les discussions sur les monopoles, les relations du slogan du droit au travail avec le droit à l'existence, et les fortunes diverses de la métaphore alimentaire pendant la Seconde République. Et montrons que la culture populaire des subsistances a été un des canaux de la réception et de l'acclimatation des idéaux socialistes et républicains. |
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