« C’est mon affaire que ta conversion ». Apologétique et conversion au XIXe siècle

Avec ses réussites et ses échecs, le XIXe siècle fut assurément le siècle de l’apologétique. Face aux grands défis du développement de l’exégèse historico-critique et du progrès des sciences, les chrétiens étaient convaincus que l’existence même du christianisme, voire de la religion en général, éta...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/cerri,
1. Verfasser: Kirschleger, Pierre-Yves
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Cahiers d’études du religieux. Recherches interdisciplinaires 2012
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Avec ses réussites et ses échecs, le XIXe siècle fut assurément le siècle de l’apologétique. Face aux grands défis du développement de l’exégèse historico-critique et du progrès des sciences, les chrétiens étaient convaincus que l’existence même du christianisme, voire de la religion en général, était en jeu, et ses défenseurs se firent légions. Chaque option apologétique, chaque lieu de combat choisi par les apologistes est un révélateur pour l’historien : l’apologétique offre un point de vue intéressant pour appréhender les rapports entre le christianisme et la culture, elle est une interface qui a pour horizon la conversion. Car la conversion individuelle est assurément au centre de toute méthode apologétique. « C’est mon affaire que ta conversion », pourrait répéter l’apologète. Mais la conversion est-elle le but de l’apologétique ? Poser la question, c’est déjà laisser entendre que cette évidence peut être discutée – comme le montre cet article à travers l’apologétique chrétienne de la seconde moitié du XIXe siècle.