Mythes et réalités du sionisme

L'intrusion du sionisme dans les communautés juives sépharades de l'espace ottoman a déstabilisé celles-ci, jusqu'alors peu enclines à sombrer dans la fièvre nationaliste. La constitution d'une colonie de peuplement en Palestine, validée par la déclaration Balfour avant même la d...

Szczegółowa specyfikacja

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Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/cemoti,
1. autor: GILQUIN, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien 2004
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:L'intrusion du sionisme dans les communautés juives sépharades de l'espace ottoman a déstabilisé celles-ci, jusqu'alors peu enclines à sombrer dans la fièvre nationaliste. La constitution d'une colonie de peuplement en Palestine, validée par la déclaration Balfour avant même la défaite de l'Empire, a contribué à la déstabilisation de tout le Proche-Orient de manière durable. L'édification de ce yishouv, impulsée par des juifs ashkénazes imprégnés du dogme de l'Etat-nation, cherchant sa légitimité à la fois dans des mythes religieux et dans la judéophobie, supposée irréversible, d'une partie du monde chrétien, a constitué le dernier fait colonial du XXème siècle. Michel Gilquin réagit au dossier Turquie/Israël (CEMOTI, N°28) dans lequel plusieurs communications tentent de présenter la constitution de l'Etat d'Israël comme relevant du morcellement sur des bases « nationales » de l'empire ottoman, dans la foulée du postulat douteux sur l'impossibilité de la pluralité communautaire, tout en ignorant délibérément son rôle dans la continuité de la stratégie occidentale de contrôle de la région, commencée dès les Croisades.