De la mer Noire à la mer Baltique : la circulation des idées dans le triangle Istanbul-Crimée-Pologne
Dans ce que Braudel appelait l'« isthme polonais », les relations entre la Crimée et la Pologne d'une part, Istanbul d'autre part, ont toujours été étroites, en raison de la présence en Pologne et en Lituanie d'une communauté tatare, puis de l'incorporation de la Pologne dan...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/cemoti, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien
2004
|
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Dans ce que Braudel appelait l'« isthme polonais », les relations entre la Crimée et la Pologne d'une part, Istanbul d'autre part, ont toujours été étroites, en raison de la présence en Pologne et en Lituanie d'une communauté tatare, puis de l'incorporation de la Pologne dans l'Empire russe. A la suite de la guerre de Crimée, de nombreux Tatars se sont réfugiés en Roumélie et à Istanbul; la Crimée a également été le siège d'un mouvement de réforme de l'islam, le djadidisme, conduit par Ismaïl Gasprinski. Les liens ainsi tissés ont été revitalisés dans les années 1930 et concrétisés par la revue Emel; ils s'accompagnaient d'une sympathie pour les forces anti-soviétiques comme la Pologne de Pilsudski ou l'Allemagne nazie, jusqu'au drame de la déportation des Tatars de Crimée par Staline. Aujourd'hui, ces liens sont entretenus par des personnalités comme Mustafa Cemiloðlu et le réseau du Foyer des Intellectuels (Aydýnlar Ocaðý) d'Istanbul. |
|---|