Avant-propos

La mer Noire, ancien segment maritime du Rideau de fer, connaît un regain d'intérêt depuis 1989. Amorçant une ouverture économique réciproque, onze pays se sont regroupés au sein de la Zone de Coopération Economique de la mer Noire (ZCEMN), créée en juin 1991 à l'initiative de la Turquie,...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/cemoti,
Hovedforfatter: FOUCHER, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien 2004
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:La mer Noire, ancien segment maritime du Rideau de fer, connaît un regain d'intérêt depuis 1989. Amorçant une ouverture économique réciproque, onze pays se sont regroupés au sein de la Zone de Coopération Economique de la mer Noire (ZCEMN), créée en juin 1991 à l'initiative de la Turquie, avec l'objectif d'instaurer une zone de libre échange et d'établir de multiples connexions. Mais la Turquie cherche surtout à se rapprocher de la Communauté européenne. Son influence renouvelée sur un espace considérablement étendu répond au souci occidental de combler un vide stratégique sur les marges méridionales de l'ex-URSS. Cependant, cette puissance régionale ne dispose que de moyens limités. Enfin l'aire de la mer Noire, dépourvue d'unité politique, culturelle ou religieuse, rassemble des Etats impliqués dans des logiques de tension. La Grèce, membre à la fois de la ZCEMN et de la CEE, étant un interlocuteur incontournable, le règlement des contentieux gréco-turcs est un préalable à toute politique cohérente et coordonnée sur les marges sud-est de l'Europe.