L'empire ottoman et le pan-islamisme dans la Russie turcophone

Dans le dernier quart du XIXe siècle, les empires multi-ethniques étendus sur d'immenses territoires se virent obligés d'avoir recours à une politique de défense face à la force désintégratrice des courants nationalistes ; et, dans cette lutte, ils employèrent certaines des méthodes de leu...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/cemoti,
Päätekijä: DERINGIL, Selim
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien 2004
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Dans le dernier quart du XIXe siècle, les empires multi-ethniques étendus sur d'immenses territoires se virent obligés d'avoir recours à une politique de défense face à la force désintégratrice des courants nationalistes ; et, dans cette lutte, ils employèrent certaines des méthodes de leurs adversaires. Ce que Benedict Anderson appelle « le nationalisme officiel » exigeait l'intégration et l'assimilation des peuples conquis par des systèmes d'éducation et d'endoctrinement. Ce qu'on dénomma « russification », « ottomanisme », ou encore « Kaiserreicher Nationalismus » en Autriche relevait de ce mobile qu'Anderson décrit comme « un effort pour étendre la peau tendue de l'Etat-nation sur le corps immense d'un empire ». Comme la Révolution française qui entama le processus de transformation des « paysans en Français » (selon la formule d'Eugen Weber), les pouvoirs impériaux tentèrent de créer un « proto-citoyen » ou citoyen avant la lettre.