Parler de la corde dans la maison du pendu

Les réactions à la proposition du député du Refah, Hasan Mezarcý, demandant le réhabilitation des opposants exécutés en 1926 sur l'ordre d'un tribunal d'exception dépendant ouvertement du pouvoir a soulevé un tollé en Turquie. Sa « perversité », pour reprendre le terme des opposants,...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/cemoti,
Autore principale: BOZARSLAN, Hamit
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien 2004
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les réactions à la proposition du député du Refah, Hasan Mezarcý, demandant le réhabilitation des opposants exécutés en 1926 sur l'ordre d'un tribunal d'exception dépendant ouvertement du pouvoir a soulevé un tollé en Turquie. Sa « perversité », pour reprendre le terme des opposants, venait du fait qu'elle avait remis en cause le droit de l'Etat à faire taire ses opposants par la pendaison. C'est pour cela qu'elle méritait, à son tour, la corde. Le non respect de la « doctrine officielle » constitue une raison suffisante pour évoquer ce symbole. La peine capitale est donc détachée du droit positif, elle ne se fonde pas sur une définition abstraite du crime, elle est revendiquée comme sanction ultime de la non-conformité idéologique.