Le désenclavement de l'Asie centrale et du Caucase

Laissant délibérement de côté l'aspect purement politique du phénomène, l'article tente de déceler certaines tendances de fond dans les flux d'échanges commerciaux à l'échelle mondiale qui pourraient jouer un rôle dans le qui serait ainsi amenée à retrouver le rôle de plaque tour...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/cemoti,
主要作者: OTTOMAN, Ali
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien 2004
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實物特徵
總結:Laissant délibérement de côté l'aspect purement politique du phénomène, l'article tente de déceler certaines tendances de fond dans les flux d'échanges commerciaux à l'échelle mondiale qui pourraient jouer un rôle dans le qui serait ainsi amenée à retrouver le rôle de plaque tournante qui semble avoir jadis été le sien. Outre l'énorme potentiel d'échanges terrestres que la réouverture des voies commerciales d'Asie centrale devrait désenclavement de l'Asie centrale et du Caucase, région libérer à l'échelle du continent eurasiatique, un effet de saturation des transports maritimes, notamment en raison de problèmes croissants de pollution, risque de mettre fin à la prépondérance des voies maritimes affirmée depuis l'époque des grandes découvertes, il y a cinq siècles. Le contexte de la réemergence de cette région pourrait donc être celui d'un réequilibrage des flux d'échanges planétaires terrestres et maritimes, allant de paire avec la remise en question d'un aspect fondamental des temps modernes, à savoir, le concept de la liberté totale des mers. Ayant, par ailleurs, passé en revue les diverses ressources de la région et les voies et moyens de transports envisageables pour leur écoulement, l'article aborde quelques points névralgiques du grand réequilibrage mentionné, à savoir, la mer Noire et le Bosphore. Se penchant enfin sur le rôle de garant écologique qui pourrait échoir aux Etats de cette région dans le nouveau contexte, l'auteur croque le portrait délibérément « cervantesque », voire « nasrettinesque », d'un « Turc » de retour sur la scène internationale sous l'étendard vert de l'écologie en lieu et place de celui de l'Islam brandi jadis.