Réflexion sur quelques effets du passage de génération dans l'intelligentsia contemporaine du Tadjikistan, trad. du russe par Stéphane A. Dudoignon

Les clivages démographiques mis au jour par Valentin Bushkov sont aussi à l'origine de la fracture qui a partagé l'intelligentsia nationale du Tadjikistan en deux tendances hostiles. Les premières générations de lettrés de l'appareil, recrutés depuis la fin des années 1920 dans l'...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cemoti,
Auteur principal: MULLADJANOV, Parviz
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Les clivages démographiques mis au jour par Valentin Bushkov sont aussi à l'origine de la fracture qui a partagé l'intelligentsia nationale du Tadjikistan en deux tendances hostiles. Les premières générations de lettrés de l'appareil, recrutés depuis la fin des années 1920 dans l'élite urbaine persanophone de Samarcande, de Boukhara et des cités du Ferghana (y compris Khoudjand) ont dû faire face pendant la décennie précédant le conflit armé à la montée en puissance d'une jeune intelligentsia issue des communautés montagnardes du Tadjikistan central, installées dans les vallées cotonnières depuis les années 1950. L'affrontement entre ces deux « générations » a eu pour résultat la dislocation de l'intelligentsia de type européen formée à Douchanbeh par le régime soviétique. Fragilisée puis marginalisée par d'autres acteurs, l'intelligentsia s'est trouvée exclue du champ politique, tandis que Douchanbeh subissait un phénomène de déseuropéanisation, accru par le départ en masse des russophones.