L’ethnicisation du champ politique en Crimée
Les Tatars de Crimée ont été déportés en mai 1944 et exclus du processus de réhabilitation de 1956. À partir de 1988, leur retour massif dans la péninsule de Crimée a engendré d’importants bouleversements socio-économiques et politiques. La création d’institutions tatares a contribué à une rapide et...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/cemoti, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Cahiers d’études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien
2006
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Les Tatars de Crimée ont été déportés en mai 1944 et exclus du processus de réhabilitation de 1956. À partir de 1988, leur retour massif dans la péninsule de Crimée a engendré d’importants bouleversements socio-économiques et politiques. La création d’institutions tatares a contribué à une rapide ethnicisation des débats. Cet article analyse les usages politiques de la mémoire dans ce processus. Le jeu politique apparaît en effet fortement conditionné par une lecture différenciée du passé et par une appréhension divergente des réalités sociales et politiques présentes. L’opposition de deux systèmes de représentations alimente les affrontements politiques : d’un côté les Tatars érigent la déportation en moment tournant ; d’un autre côté populations russophones, qui n’ont gardé aucune mémoire de l’expulsion forcée, jugent leur retour infondé. |
|---|