L’abbaye de Lisle-en-Barrois (Meuse) : opportunités et contraintes spatiales d’un temporel cistercien frontalier
Si l’abbaye de Lisle-en-Barrois, éphémère fondation canoniale, bénéficie désormais de l’édition de son chartrier pour le xiie siècle, les lacunes qui en grèvent l’approche spatiale ont entraîné le réexamen du corpus et surtout son extension à l’ensemble du volumineux cartulaire. En privilégiant l’ex...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/cem, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA
2024
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Si l’abbaye de Lisle-en-Barrois, éphémère fondation canoniale, bénéficie désormais de l’édition de son chartrier pour le xiie siècle, les lacunes qui en grèvent l’approche spatiale ont entraîné le réexamen du corpus et surtout son extension à l’ensemble du volumineux cartulaire. En privilégiant l’exploitation du contenu des actes et son croisement avec le milieu et les sources cartographiques disponibles, l’enquête toponymique a permis de réduire les inconnues à une part négligeable, condition nécessaire à l’analyse spatiotemporelle qui fait objet de cette recherche. Le développement du réseau de granges met en évidence les initiatives épiscopales et les opportunités saisies dans une aire frontalière, mais aussi le contexte d’une vive concurrence monastique occasionnant in fine un temporel bipolaire. Outrepasser le cercle initial corseté – en gagnant les villes – et diversifier les approvisionnements (vin et sel) et les revenus (rentes) se conjuguent classiquement, au tournant du xiiie siècle, pour engager l’abbaye dans un processus d’adaptation – sinon d’abandon – de ses principes, en se calquant sur l’économie seigneuriale, dont la fondation de la villeneuve de Deuxnouds est l’incarnation la plus éloquente. |
|---|