La conquête chrétienne d’Ejea à travers l’intervention de guerriers gascons et d’un saint girondin

À la fin du xie siècle, les chrétiens tentent sans succès de conquérir la ville musulmane d’Ejea située dans la vallée de l’Èbre en Espagne. En 1105, le souverain d’Aragon et de Navarre, Alphonse Ier le Batailleur, finit par s’en emparer. Selon la tradition, l’armée royale est composée de contingent...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/cem,
Hoofdauteur: Giunta, Alexandre
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA 2017
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:À la fin du xie siècle, les chrétiens tentent sans succès de conquérir la ville musulmane d’Ejea située dans la vallée de l’Èbre en Espagne. En 1105, le souverain d’Aragon et de Navarre, Alphonse Ier le Batailleur, finit par s’en emparer. Selon la tradition, l’armée royale est composée de contingents espagnols, mais aussi de chevaliers venus du nord des Pyrénées pour participer à la lutte contre les Infidèles. Ces nobles français ont d’ailleurs demandé la protection et le soutien de saint Géraud, un saint étranger de la péninsule Ibérique, pour remporter la victoire. Après la conquête, des églises sont construites et accordées au monastère de La Sauve-Majeure situé en Gironde. Un groupe de moines s’installe alors dans la ville obtenant des privilèges et ayant pour fonction d’administrer les sacrements à la nouvelle population chrétienne. Dans cet article, il conviendra d’analyser les conditions de la conquête d’Ejea et de mettre en perspective le rôle réel joué par les chevaliers gascons à travers une réévaluation et une comparaison des sources narratives et diplomatiques espagnoles et françaises.