Utilisation de plans forestiers XVIIIe- XIXe siècles pour une étude archéologique des paysages passés de la forêt de Chailluz (Besançon) : l’exemple d’un réseau viaire

Besançon est la ville de plus de 100 000 habitants avec la surface d’espaces verts par habitant la plus élevée de France métropolitaine (200 m2 par habitant). La forêt de Chailluz (16,7 km2), dont l’existence est attestée depuis plus de six siècles, occupe la partie nord-est du territoire communal e...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/cem,
Autore principale: Fruchart, Catherine
Natura: Article ou chapitre numérique
Pubblicazione: Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre | BUCEMA 2016
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Besançon est la ville de plus de 100 000 habitants avec la surface d’espaces verts par habitant la plus élevée de France métropolitaine (200 m2 par habitant). La forêt de Chailluz (16,7 km2), dont l’existence est attestée depuis plus de six siècles, occupe la partie nord-est du territoire communal et représente à elle seule près des trois-quarts de la surface forestière de Besançon. Cette grande forêt périurbaine appartient déjà à Besançon au XIVe siècle. Des recherches transdisciplinaires sont menées depuis 2009 pour caractériser l’évolution depuis l’Antiquité des paysages de cette forêt. Elles associent principalement archéologie, histoire, géographie et foresterie et reposent sur une collecte d’archives et de documents planimétriques et photographiques (textes et plans anciens, cartes actuelles et orthophotographies), sur un bilan des travaux universitaires (publications historiques, publications et rapports scientifiques divers), sur un recensement d’informations relatives, d’une façon générale, à la forêt (données techniques, historiques, floristiques, paysagères), sur des observations de terrain (prospections archéologiques au sol) et sur l’analyse de données LiDAR (acronyme pour « Light detection and ranging ») acquises en 2009. L’utilisation de sources anciennes dépend de leur fiabilité : celle du témoignage historique qu’elles transmettent et, pour les documents graphiques, celle de la localisation des informations représentées dans l’espace géographique. Par ailleurs, la localisation spatiale qu’on peut faire aujourd’hui sur SIG des informations contenues dans les cartes et plans anciens dépend non seulement du niveau de précision géométrique du document d’archive, mais aussi de la qualité du géoréférencement produit à partir de la source graphique. Ce texte a pour but d’exposer à partir d’exemples les choix méthodologiques opérés au cours des recherches pour extraire l’information contenue dans des plans et cartes des XVIIIe-XIXe siècles, information ensuite mise en perspective avec d’autres sources documentaires pour les besoins de l’étude.